ASSEMBLEE TERRITORIALE
RENVOI DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE!
L'image de l'hémicycle de l'Assemblée territoriale pour cette session extraordinaire de ce mardi 26 mars à 10h00 était pour le moins insolite.
Sous les symboles tutélaires de la croix et du drapeau français, 10 fauteuils vides, ceux des élus de la majorité lors de la précédente session. Dont le Président qui avait convoqué l'assemblée. 10 fauteuils occupés, ceux des élus de l'opposition d'alors.
LE TEMPS DU MALAISE
On sentait un certain flottement et un réel malaise. D'autant que les autorités de l'Administration supérieure ne sont arrivés que 15 minutes plus tard. Le temps de se replonger dans les textes qui régissent l'Assemblée : l'arrêté de 1944 et le règlement intérieur.
Impassibles, les Chefs coutumiers de Wallis et de Futuna assistaient à cette situation inédite.
Dix minutes plus tard le Préfet prend la parole en faisant le constat de cette "situation très particulière" en rappelant que "les nombreux invités présents" le sont à l'invitation du Président de l'Assemblée territoriale.
UN PEU D'HUMOUR QUAND MEME!
Selon la tradition, la parole est donnée à Monseigneur de Rasilly. Sa prière -écrite dans la forme des "Béatitudes"- détend l'atmosphère en apportant de l'humour et du recul sur l'événemenet. "Bienheureux ceux qui savent rire d'eux-même, ils n'auront pas fini de s'amuser, Bienhuereux ceux qui savent distinguer une montagne d'une taupinière, il leur sera épargné bien des tracas, Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter, ils apprendront des choses nouvelles, (...)" et il conclut "Seigneur, nous te prions pour que nos élus vivent ces "Béatitudes" tout au long de leur mandat au service de ce territoire, par le Christ Notre Seigneur".
A LUNDI PROCHAIN!
Reprenant le cours de la réunion le Préfet va rapidement l'amener à son terme.
Il installe officiellement les nouveaux conseillers territoriaux élus ou réélus puis constate que l'étape suivante ne peut être engagée faute de quorum. Il ne sera donc procédé -comme prévu dans l'ordre du jour de la Session extraordinaire- ni à l'élection du Président et du bureau, ni à l'élection des commissions et de la commission permanente.
Se fondant sur l'arrêté du 1er décembre 1944 et sur le règlement intérieur, le Préfet renvoie la session "au lundi suivant", selon les termes des textes. C'est-à-dire au lundi de Pâques. Qui est aussi le 1er avril...
Et là, difficile de ne pas penser au sermon de Monseigneur de Rasilly pour que chacun -après avoir "laissé du temps au temps"- vienne siéger dans l'intérêt général.